Protéger la lagune, adapter le territoire : le SCOT franchit une étape décisive

Aujourd’hui, en comité syndical du SMBT, nous avons approuvé le nouveau SCOT, document structurant qui fixe l’organisation spatiale et les grandes orientations de développement de notre territoire pour les vingt prochaines années.

Ce SCOT marque une évolution majeure. Il améliore et renforce substantiellement la version arrêtée en octobre 2024, qui avait suscité des réserves importantes à l’issue de l’enquête publique, notamment sur la question de la consommation d’espace, et ayant conduit à un avis défavorable de l’Etat au printemps 2025.

Dès mon élection à la présidence de l’agglomération en mai dernier, j’ai invité l’ensemble des acteurs à retravailler ce dossier pour le faire évoluer vers un projet plus abouti, plus équilibré et plus fédérateur.

Le résultat est au rendez-vous.

Je tiens d’ailleurs à saluer l’implication des personnes publiques associées, notamment les prud’homies de pêcheurs et les représentants de la conchyliculture, dont l’expertise et l’attachement au territoire ont utilement nourri notre réflexion.

Nous avons ainsi fait évoluer la trajectoire de consommation d’espace de 245 hectares à 133 hectares, dont 25 hectares dédiés à la renaturation.

C’est un véritable changement d’équilibre.

Nous avons affirmé une orientation claire :
👉 50 % du développement économique se fera sur des friches ou du foncier déjà artificialisé.
👉 74 % des logements seront produits dans le tissu urbain existant.

Aménager ne signifie plus étendre systématiquement.
Aménager, c’est réinvestir, réparer, transformer, valoriser l’existant.

Notre territoire porte l’héritage industriel des XIXe et XXe siècles. Ces friches, longtemps considérées comme des contraintes, deviennent aujourd’hui un levier stratégique : développer sans dégrader, construire sans consommer davantage d’espaces naturels.

La crise conchylicole nous a également rappelé une réalité fondamentale : notre territoire est en première ligne face au dérèglement climatique. Celui-ci ne se traduit pas seulement par une hausse des températures. Il modifie profondément la nature des épisodes pluvieux : des pluies plus longues, plus intenses, parfois continues, qui saturent les sols et aggravent le ruissellement et la saturation de nos réseaux d’assainissement.

Face à cela, notre réponse ne peut être uniquement technique ou minérale.
Moins imperméabiliser, désartificialiser lorsque c’est possible, préserver et restaurer la qualité des sols : c’est par des choix d’aménagement cohérents et anticipés que nous renforçons concrètement la résilience de notre territoire.

Cette ambition ne s’est pas décrétée, elle s’est patiemment construite grâce à une méthode rigoureuse, fondée sur l’analyse précise des disponibilités foncières, sur une étude économique et prospective ajustant nos besoins à la réalité du territoire, ainsi que sur un dialogue constant avec les maires pour articuler les projets de chaque commune avec l’intérêt général et notre vision collective.

En huit mois, nous avons ainsi retravaillé un document structurant pour les vingt prochaines années. Huit mois d’engagement, d’arbitrages, parfois difficiles, toujours guidés par l’intérêt du territoire.

Je veux saluer l’engagement des maires pour leur esprit de responsabilité et leur attachement à un développement juste et équilibré.
Je remercie également le Président du SMBT et ses équipes pour leur disponibilité, la qualité du travail collectif mené dans un esprit constructif.

Ce vote est une victoire collective.
Une victoire pour un développement plus sobre.
Une victoire pour nos paysages, nos terres agricoles, notre lagune.
Une victoire surtout pour l’avenir du Bassin de Thau.

Nous avons démontré qu’exigence environnementale et ambition territoriale peuvent aller de pair.

Je suis fier du travail accompli et déterminé à poursuivre sur ce chemin exigeant pour l’avenir du bassin de Thau.

sur les réseaux sociaux